La Tresse de Jeanne

Roman

Editions Presse de la cité – 2007 – 315 pages

Roscoff et l’Angleterre au temps des vendeurs d’oignons …

Autrefois, Roscoff était cité corsaire.

Depuis longtemps, les corsaires ont cédé la place aux « Johnnies », ces « petits Jean » qui traversent la Manche pour vendre leur production d’oignons roses dont raffolent les Britanniques. Destination l’Angleterre, le pays de Galles et parfois l’Ecosse. Leur silhouette, bâton alourdi de tresses d’oignons nouées de rafia sur l’épaule, béret de guingois, foulard au cou, pantalon de velours, est reconnaissable entre toutes.

1905. Le père de Jeanne est de ces « Johnnies ». Le pardon de Sainte-Barbe, le troisième dimanche du mois de juillet marque son départ pour la campagne annuelle. Pour la petite fille, la séparation est difficile. Aucun réconfort à espérer du côté de sa mère ou de sa soeur aînée. Jeanne s’enferme dans sa solitude. Lorsqu’en novembre de cette même année, le vapeur Hilda sombre au large de Saint Malo, la vie de Jeanne s’écroule. Son père n’était-il pas censé être à bord ?

Alors pourquoi est-elle convaincue qu’il n’est pas mort ? Contre l’avis de tous. Elle se jure de partir un jour à sa recherche. L’année de ses seize ans, sa promesse en tête, elle décide de reprendre le travail de son père. Un obstacle et non des moindres : le métier de « Johnny » n’a jamais compté de femme dans ses rangs. La jeune fille sacrifie sa longue tresse et s’habille en homme pour mener son enquête qui va la conduire de Roscoff jusqu’aux villages anglais où son père effectuait ses livraisons régulières depuis des années.

Jeanne veut comprendre pourquoi, chacun dans son entourage, élude le sujet si douloureux depuis un certain matin de novembre…

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