La robe pourpre

352 pages

1898,  près de Guingamp.

Luna fête ses dix-neuf ans lors d’une réception donnée par le clan Guédriant, puissance industrielle de Belle-Isle-en-Terre, vouée au papier.

Née de la liaison adultère de son père, Luna, fantasque et idéaliste, perçoit mal le monde autour d’elle.

Qui pourrait lui ouvrir les yeux  ?

Dorian, auprès de qui elle croit avoir trouvé l’amour, Aloïs son demi-frère, artiste écorché et vulnérable ou un certain… fantôme qui  possède l’étrange particularité de ressembler comme deux gouttes d’eau à sa mère Joséfina.  Celle qui l’a abandonnée le jour de ses sept ans ?

D’ autres mains se tendent, inattendues, cocasses. A elle de les saisir.

Après La Vallée des ambitions, une plongée dans les méandres de l’âme humaine entre noirceurs et lumière, dérision et étrangeté.

Extrait :

Ce matin, la pendule s’est arrêtée. 

Elle est dans les parages. Je repère le léger décrochement du mécanisme. Son Signal. Le rouage cogne sur une même dent et n’en démord plus. Un éraillement désagréable à peine perceptible pour une oreille distraite. La mienne ne l’est pas. Aucune clé ne relance le tic-tac récalcitrant quand elle rôde. Je l’attends, n’ai jamais cessé de l’attendre…