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Les salons du livre...!

Les salons du livre… !

Ressources inépuisables de rencontres de lecteurs, évidemment c’est quand même le but du jeu… mais aussi opportunités de rencontres d’auteurs parce qu’immanquablement, lorsque nous sommes les uns à côté des autres en attente de dédicaces, on en vient très vite à parler de nos façons de travailler, de nos rituels, de nos manies.

Cette fois, salon dans le Beaujolais, à Arnas, jolie petite ville dont les maisons de « pierres dorées » sont comme avalées par un brouillard dominical insistant. Intermède distrayant d’un des visiteurs qui lance à la cantonade et à sa femme : « je te dis que je suis pas venu pour le pinard, ni pour les livres mais pour la brocante… » Brocante qui entre parenthèses, ne se trouvait pas au même endroit.

Heureusement une rencontre à noter : celle de Franck Balandier, troubadour dégingandé à cheveux blancs, lunaire et décalé. Non seulement son livre est coup de cœur, (le Silence des rails éditions Flammarion) mais le personnage lui-même est étonnant. Ne m’a –t-il pas donné pour conseil d’écriture, en cas de crise nocturne surtout, de m’y mettre avec un petit verre de rhum schweppes citron pour désinhiber les mots. Idéal me dit il pour une écriture trash..

Ecriture sage, écriture trash ?

On ne va pas faire la liste de ceux qui s’aident, ou se sont régulièrement aidés d’un ou plusieurs petits verres pour se libérer les neurones, souvent il y a du chef d’œuvre là-dessous. Le prix à payer est peut-être à soupeser mais ce  n’est pas trop le sujet… Reste notre troubadour et son astuce pour « mieux écrire » une réponse comme une autre à la sempiternelle question : pourquoi écrire ? Aussi, je suis allée chercher ce genre de réponses auprès des grands et Anaïs Nin, l’une des grandes auteures américaines de la littérature érotique du XXème siècle, muse de Henry Miller, m’a paru celle qui en offrait l’une des plus belles définitions dans un extrait de son monumental Journal, tenu de 11 ans à sa mort à 74 ans, en 1977 :

« Je crois que l’on écrit parce que l’on doit se créer un monde dans lequel on puisse vivre. Nous écrivons pour goûter la vie deux fois. Sur le moment et après coup. Lorsque je n’écris pas, je sens mon univers rétrécir. Je me sens en prison. Je sens que je perds mon feu, ma couleur. Ce devrait être une nécessité, comme la mer a besoin de se soulever. J’appelle cela respirer. « 

Alors l’idée est de respirer chaque bouffée deux fois ;-)

Une pour la vie et l’autre pour écrire et inversement…

A bientôt

Nathalie